Et, de retour ! Je ne sais pas quel nom porte ce phénomène: on découvre une personne, quelque chose, et puis on la voit partout. C’est comme si elle faisait partie du décors. En l’occurence, je parle ici du travail d’Aurel Schmidt, artiste canadienne établie depuis à New York, que j’ai découverte au travers d’une interview chez Living Proof.

Au moment de ma lecture, je pensais découvrir quelque chose de nouveau, la prochaine « It Girl », mais je me suis vite calmé quand j’ai appris qu’Aurel était en fait bien implantée sur les Tumblr et autres réseaux sociaux du milieu des années 2000. Puis, c’est au tour d’Hypebeast de consacrer quelques pages à l’artiste qui n’en finit plus de surfer à contre courant d’un monde de l’art au ralenti dans son Architect Issue.

En écumant un peu son site, je tombe sur ses projets loufoques, crus, salaces, mais palpables. Et je tombe directement sous le charme de ses trash dolls, des figures ludiques assemblées à partir d’objets de vices et de désirs usés : des têtes de cannabis, des emballages de préservatifs, des arbres magiques, ou encore des pochettes d’allumettes, le tout dessiné avec réalisme. Ces poupées, semblant dépeindre quelque chose d’heureux contiennent donc beaucoup de noirceur.

Cette série, débutée en 2019 sous ce nom (elle portait un autre nom avant, les Drug Voodoo Dolls) et qu’on retrouve aujourd’hui sur les planches de skate de Violet (la marque lancée par Bill Strobeck, on en reparlera) est née d’un temps où « [Aurel Schmidt] fréquentait quelqu’un qui avait des problèmes avec les drogues. [Elle] l’aimait, et était simplement triste et inquiet. [Elle] voulait que cette personne aille mieux, et elle a fini par s’en sortir. [Elle] croit qu'[elle] en a presque fait un portrait ».

On peut aujourd’hui voir le travail de Schmidt sur les pièces Supreme, Violet Skateboards donc, Porter Yoshida ou Skims plus récemment.

J’en dit pas plus, je vous laisse vous faire votre propre opinion sur le travail d’une antagoniste du monde de l’art et nous dire ce que vous en pensez.