Difficile de passer à côté de la bonne nouvelle de cette semaine. War Child réitère l’aventure Help, après un premier volet sorti en 1995. Ça s’appelle Help(2), et pour l’occasion, ils ont réunis les Avengers de ce j’appelais la scène rock indie—mais je pense qu’il faut trouver un nom plus approprié, je vous laisse le faire (est-ce que ce terme existe encore, anyways?).

War Child, qu’est-ce que c’est? C’est une organisation britannique qui cherche à améliorer la résilience et le bien-être des enfants vivants dans la violence et les conflits armés. Pour soutenir cet effort, ils ont eu la meilleure idée du monde: lancer un label et sortir des projets pour lever des fonds.

C’est donc une version premium des Enfoirés, et ce deuxième opus ne fait pas égard à la tradition: Premier single? Retour des Arctic Monkeys, rien que ça. Et à en voir la tracklist, on peut honnêtement s’attendre a ce qui se rapprocherait d’un sans faute : Black Country New Road, Damon Albarn, Depeche Mode, Foals, King Krule, Sampha, Wet Leg… et j’en passe!

Alors, puisqu’ici on est fan de rock, et plus largement de bonne musique, on note aussi James Ellis Ford à la production de l’album. Ça met d’autant de baume au coeur que le génial producteur attitré des Arctic Monkeys, le génie derrière Simian Disco Mobile (mais si, vous savez, le groupe à l’origine du tube de Justice We Are Your Friends) combat depuis début 2025 une leucémie. Je dois donc dire que produire cet album, ainsi que le prochain Gorillaz entre 4 rounds de chimio, ça force le respect.

Enfin, comme c’est si joliment écrit par War Child Records, HELP(2) représente l’espoir pour les enfants dont la vie a été brisée par la guerre. C’est un témoignage de la générosité des artistes et de l’industrie musicale, qui s’engagent à faire une différence positive afin d’assurer à ces enfants un avenir plus sûr et plus lumineux. Parce qu’aucun enfant ne devrait jamais faire partie de la guerre. Jamais.

C’est dispo en précommande, ça sort le 6 mars, on en fera très certainement une revue à notre sauce. En attendant, vous pouvez écouter le premier single de l’album, une balade électrisante de la bande de Sheffield, les Arctic Monkeys : Opening Night.