On est le 18 juin 2016, Supreme sort son dernier drop qui inclut quelques tees collabs avec l’image d’un gamin sur fonds de Rolls Royce avec la mention « ENGLISHMAN ». Ce gamin? Nul autre que le jeune Barrington Levy, 15 ans à peine (19 selon ses propres mots dans le dernier numéro de Living Proof, mais étant né en 1964, il faudrait revoir quelques notions de maths) lors de la sortie de cet album majestueux en 1979, qui a contribué à poser les jalons de la musique dance hall.

La couverture de l’album, prise lors de sa première tournée au Royaume-Uni en 1979, montre Levy posant devant une Rolls-Royce Silver Shadow II de la fin des années 70 : un artiste ado sur des terres étrangères, stylé et qui capture déjà tous les regards. Il faut dire que le jeune Barrington est d'une précocité rare : c'est l'un des premiers à retranscrire l'énergie brute du genre sur disque, notamment son côté uplifting.

Englishman est un album détendu et sensuel, parmi les plus populaires de Levy hors de Jamaïque, sa terre natale. Un bon point d’entrée dans son univers, donc, qui saura s’installer dans toutes vos meilleures playlists.

Pour aller plus loin : Eek-A-Mouse (l’album Wa-Do-Dem en tête de liste), Gregory Isaacs, et en guise de passerelle inattendue, Live in the Ghetto, son duo avec notre Niro national, issu de l'album Miraculé, que je découvre peu avant d’écrire ces lignes.

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